Votre situation met en évidence des difficultés d'exécution du jugement, ce qui est assez fréquent lorsque la communication entre parents est dégradée. Votre analyse est pertinente : vous êtes dans votre droit de vous référer strictement à la décision.
Sur le respect des délais de prévenance pour les vacances, vous pouvez refuser les demandes tardives sans être en faute, dès lors que vous appliquez le jugement. Le père ne peut pas dissocier les périodes de garde des conditions qui les encadrent. Le non-respect du préavis équivaut à un non-respect du jugement.
Concernant les frais extrascolaires, la situation est également assez claire juridiquement. Si le jugement prévoit un accord préalable et des justificatifs, alors :
-un accord vague ou imprécis peut être insuffisant,
-et en l'absence d'accord clair, vous ne pouvez pas contraindre au paiement.
En revanche, s'il a expressément accepté une activité identifiable, son refus ultérieur peut être contesté.
Pour les documents administratifs, la situation est plus problématique. Le fait de conserver les pièces d'identité pendant une durée excessive, sans justification, peut être considéré comme un comportement abusif, surtout si cela vous empêche d'exercer vos responsabilités quotidiennes. Le juge est en général attentif à ce type de blocage.
Sur les démarches à envisager, il est conseillé de procéder de manière progressive mais structurée.
Dans un premier temps, une mise en demeure écrite (idéalement en recommandé) est utile. Elle permet de :
-rappeler précisément les termes du jugement,
-formaliser les manquements (préavis, frais, documents),
-fixer des demandes claires (respect des délais, restitution des documents sous X jours, modalités de validation des activités).
Cela constitue aussi une preuve en cas de procédure ultérieure.
Si la situation persiste, il est tout à fait opportun de saisir à nouveau le juge aux affaires familiales. Il ne s'agit pas seulement de "faire constater", mais surtout de sécuriser l'organisation future.
Vous pouvez demander notamment :
-une clarification des modalités de préavis (ex : modalités écrites, délais stricts, à défaut perte du droit sur la période concernée),
-une organisation plus encadrée des vacances (calendrier fixé à l'avance, alternance prédéterminée),
-des règles précises sur les activités extrascolaires (définition de l'accord, délai de réponse, prise en charge à défaut de réponse),
-et surtout une organisation claire des documents administratifs (lieu de conservation, obligation de remise sous délai, voire conservation chez le parent de résidence principale).
Selon la gravité et la répétition des manquements, le juge peut également prendre en compte le comportement du père dans l'appréciation globale de l'exercice de l'autorité parentale.
Enfin, conservez un maximum de preuves : messages, mails, demandes restées sans réponse, refus de restitution, etc. Ce sont des éléments déterminants.
En résumé, vous êtes juridiquement fondée dans votre position. Une mise en demeure est une première étape utile, mais au vu de la répétition des difficultés, une saisine du juge pour clarification et encadrement renforcé apparaît tout à fait pertinente.
Je vous remercie par avance de bien vouloir mentionner que la question est résolue.
il y a 13 heures
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